Durant des années j'ai cherché de nouvelles connaissances en suivant la voie de la Sagesse jusqu'au moment où mon âme s'est
enfin libérée de ses entraves pour s'envoler. J'étais enfin libre des limites des hommes de la terre. Affranchi de mon corps j'ai bondi dans la nuit. L'espace des étoiles venait enfin de s'ouvrir.
J'étais libre des entraves de la nuit. J'ai parcouru l'espace sans fin, bien au delà des connaissances et des limites des hommes. Loin dans l'espace, mon âme a voyagé librement dans le cercle
infini de la lumière. J'ai vu de gigantesques mondes étranges qui dépassent les rêves des hommes. J'ai découvert que la grande Loi, dans toute sa beauté, est la même là-bas qu'ici parmi les
hommes.
C'est ainsi que j'ai voyagé, en sachant que mon âme était enfin libre, en sachant que je pouvais maintenant grandir en sagesse. Jusqu'au moment où j'ai enfin passé dans un plan au-delà du savoir et
de la sagesse, au-delà de tout ce qui est imaginable. Et là, homme, mon âme fut inondée de joie en découvrant que j'étais enfin libre.
Sois attentif, prend conscience de ton asservissement et découvre comment te libérer de tes durs labeurs. Tu émergeras enfin de l'obscurité, un avec la lumière, un avec les étoiles.
LE SILENCE Tu dois tout d'abord te maintenir dans le silence jusqu'au point où tu te libéreras de tes désirs et de ton envie de parler dans le pur silence. Tu te libéreras de l'asservissement
des mots en faisant la conquête du silence.
L'ABSTINENCE Tu dois aussi t'abstenir du besoin matériel jusqu'au moment où tu auras vaincu le désirs physique, qui sont les liens qui enserrent l'âme.
LA NOIRCEUR Allonge toi ensuite dans l'obscurité. Ferme tes yeux à la lumière et concentre la force de ton âme dans le centre de ta conscience, afin de la libérer des attaches de la
nuit.
VISUALISE ET SOIS ÉNERGIQUE Places dans ton esprit l'image de ce que tu désires. Visualise l'endroit que tu souhaites voir et laisse toi porter par ton pouvoir pour libérer ton âme de sa
nuit. Utilise toute ta force pour l'ébranler afin qu'elle se libère.
Lorsque ton âme sera enfin libérée de ses liens l'obscurité s'éloignera de toi. Libéré des chaînes qui t'attachent à la chair, tu peux maintenant poursuivre ta quête sans fin de sagesse à travers
l'espace infini. Avance et monte vers les royaumes de lumière ; dans le soleil du matin tu scintilles librement O âme. Enfant de la lumière tu es le mouvement de la liberté qui avance dans l'ordre
et l'harmonie. Recherche et garde ma Clef de Sagesse. Alors tu seras enfin libre.
Celui dont le savoir spirituel a déraciné les doutes, et qui, ayant renoncé aux fruits de ses actes, s'est établi fermement dans la conscience de son moi réel, celui-là, ô conquérant des richesses,
demeure libre des chaînes de l'action.
Ce savoir est roi entre toutes les sciences ; il est le secret d'entre les secrets, la connaissance la plus pure, et parce qu'il nous fait directement réaliser notre identité véritable, représente
la perfection de la vie spirituelle. Il est impérissable, et d'application joyeuse.
Tous les cycles proviennent de la Loi. Ils sont des moyens d'augmenter la conscience puisque la Loi est sur un plan qui est à la source du TOUT. La seule différence qu'il y a entre les cycles est
dans la capacité de travailler avec la Loi.
Savoir extraire des difficultés mêmes de la vie, un ferment de perfection, et les transmuer en autant de forces vives dans le plan hyperphysique, c'est l'alchimie majeure contre laquelle rien ne
prévaut...
La volonté est essentiellement réalisatrice, nous pouvons tout ce que nous croyons raisonnablement pouvoir. Dans sa sphère d'action l'homme dispose de la toute puissance de son âme ; il peut créer
et transformer. Cette puissance, il doit d'abord l'exercer sur lui-même. Lorsqu'il vient au monde, ses facultés sont un chaos, les ténèbres de l'intelligence couvrent l'abime de son coeur, et son
esprit est balancé sur l'incertitude comme s'il était porté sur les ondes. La raison alors lui est donnée, mais cette raison est passive encore, c'est à lui de la rendre active ; c'est à lui de
faire rayonner son front au milieu des ondes et de crier : que la lumière soit !
Que parle-t-on des joies de la chair ? La chair n'a ni tristesses ni joies : elle est un instrument passif. Nos nerfs sont les cordes du violon avec lequel la nature nous fait entendre et sentir la
musique de la volupté, et toutes les joies de la vie, même les plus troublées, sont le partage exclusif de l'âme : Qu'est-ce que la beauté, sinon l'empreinte de l'esprit sur la matière ? Le corps
de la Vénus de Milo a-t-il besoin d'être de chair pour enchanter nos yeux et exalter notre pensée ? La beauté de la femme, c'est l'hymne de la maternité ; la forme douce et délicate de son sein
nous rappelle sans cesse la première soif de nos lèvres ; nous voudrions pouvoir lui rendre en éternels baisers, ce qu'il nous a donné en suaves effusions. Est-ce alors de la chair que nous sommes
amoureux ?
Quelle misère est plus déplorable que celle de l'âme et combien sont à plaindre ceux qui ont appauvri leur cœur ! Qu'est-ce que des biens qui nous pervertissent et que nous ne possédons jamais
puisqu'il faut toujours les perdre ou les laisser à d'autres ? A quoi servent-ils s'ils ne sont pas entre nos mains les instruments de la sagesse. ? A augmenter les besoins de la vie animale, à
nous abrutir dans la satiété et le dégoût. Est-ce là le but de l'existence ? Est-ce le positif de la vie ? N'en est-ce pas au contraire l'idéal le plus faux et le plus dépravé ? User son âme pour
engraisser son corps, ce serait déjà une bien grande folie ; mais tuer à la fois son âme et son corps pour laisser un jour une grande fortune à un jeune idiot qui la jettera à pleines mains dans le
giron banal de la première courtisane venue, n'est-ce pas le comble de la démence ? Et voilà pourtant ce que font des hommes sérieux qui traitent les philosophes et les poètes de rêveurs.
L'orgueil provoque le mépris, la modestie attire la louange, le libertinage tue le plaisir ; la tempérance épure et renouvelle les jouissances. Vous obtiendrez toujours, et à coup sûr, le contraire
de ce dont vous voulez injustement, et vous retrouverez toujours le centuple de ce que vous sacrifierez pour la justice. Si donc vous voulez récolter à gauche, semez à droite ; et méditez sur ce
conseil qui a l'apparence d'un paradoxe et qui vous fait entrevoir un des plus grands secrets de la philosophie occulte.
Voulez-vous attirer, faites le vide. Ceci s'accomplit en vertu d'une loi physique analogue à une loi morale. Les courants impétueux cherchent les profondeurs immenses. Les eaux sont filles des
nuages et des montagnes et cherchent toujours les vallées. Les vraies jouissances viennent d'en haut, nous l'avons déjà dit : c'est le désir qui les attire, et le désir est un
abîme.